| Titre de série : |
Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957 |
| Titre : |
Note de travail N° 36 Vers Une Méthode Pratique D'analyse Régionale , " Le Cas De La Valle Du Sénégal (1957-1980) |
| Type de document : |
document électronique |
| Auteurs : |
Ph. Couty, Auteur ; A. Lericollais, Auteur |
| Mention d'édition : |
Mai 1982 |
| Editeur : |
Groupe de Recherche pour l'Amélioration des Méthodes d'Investigation en milieux Informels et Ruraux d Afrique, Asie et Amérique latine |
| Année de publication : |
1982 |
| Importance : |
130 Pages |
| Format : |
pdf |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
DÉMOGRAPHIQUE
|
| Mots-clés : |
Vallée du Sénégal |
| Index. décimale : |
304.6 Population |
| Résumé : |
Il reste à nous demander quels enseignel1l€nts de méthode peuvent
être tirés des expériences de recherche menées dans la vallée du Sénégal
au cours des vingt-cinq dernières années.
On remarque d'abord que les enquêtes statistiques à objectifs multiples, présentées vers 1960 comme "llexemple d'une méthode d'analyse régionale" (1), semblent céder la place aujourd'hui a un faisceau d'investigations
dont certaines continuent d1employer la technique du sondage aléatoire alors
que d'autres sont conçues et réalisées selon des principes différents. Ainsi,
le bilan socio-économique régional concernant le Bassin du Fleuve Sénégal
réalisé par l'OMVS en 1980 associe à des enquêtes statistiques sur le rendement des cultures irriguées de nombreux travaux non statistiques -entre autres ceux de l 'ORSTOM : à la fois inventaire géographique et études à caractère monographique ou spécialisé.
Sans doute voit-on mieux aujourd'hui 1~ différence entre plusieurs
catégories de phénomènes: ceux qui, de par leur \~ractère physique, se prêtent assez bien à des dénombrements facilités par le sondage aléatoire, et
ceux qui proviennent de comportements humains, pour lesquels le complément
fourni par d'autres approches s'avère nécessaire.
On admet aussi que dans un milieu évolutif et différencié, il
peut être indispensable de passer par des enquêtes légères mais exhaustives,
seules capables de dévoiler une diversité dont les enquêtes plus fines devront tenir compte. La cartographie systématique de quelques faits significatifs, par exemple ceux qui concernent la répartition de la population et
l'occupation du sol, semble offrir alors un mode de représentation et d'investigation peu coGteux et une base solide pour des monographies approfondies~
Cette démarche est-elle significative? Quand on pose cette question, il faut se garder de considérer isolément chacune des opérations réalisées. On conclurait inévitablement que toutes sont intéressantes mais que
chacune incorpore des innovations somme toutes mineures. L'approche monographique, par exemple, se caractérise par son ancrage dans la topographie du
parcellaire et par la prise en considération du passé généalogique mais pour
le reste elle paraîtra familière aux personnes qui connaissent la littérature et aux praticiens.
L'originalité des travaux décrits dans cette note vient de ce
qu'ils visent ensemble à étudier les systèmes de production mis en oeuvre
dans la vallée, compte tenu des transformations prévues ou déjà en cours.
Cet objet d'étude est saisi dans sa relation avec un phénomène majeur, décisif, qui est la migration externe. Une opération de cartographie exhaustive fournit au dispositif de monographies et d'enquêtes spécialisées son
armature d'ensemble.
On voit alors se manifester une double articulation spatiale et
temporelle:
1- L1articulation spatiale relie d'abord les échelles de
travail adoptées, les unes petites (du 1/100.000 au 1/1.000.000) pour la
cartographie exhaustive, les autres plus grandes (par exemple le 1/10.000
pour les levés du kolangal) dans les monographies.
Aces différentes échelles correspondent bien entendu des pouvoirs
séparateurs de l'observation très différents. On remarquera que llapproche
exhaustive précède et prépare les monographies (1). Cet ordre parfaitement
logique est le même que celui qui a été suivi dans les recherches multidisciplinaires dirigées par Cl. Raynaut dans la région de Maradi au Niger (2}. |
Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957. Note de travail N° 36 Vers Une Méthode Pratique D'analyse Régionale , " Le Cas De La Valle Du Sénégal (1957-1980) [document électronique] / Ph. Couty, Auteur ; A. Lericollais, Auteur . - Mai 1982 . - Groupe de Recherche pour l'Amélioration des Méthodes d'Investigation en milieux Informels et Ruraux d Afrique, Asie et Amérique latine, 1982 . - 130 Pages ; pdf. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
DÉMOGRAPHIQUE
|
| Mots-clés : |
Vallée du Sénégal |
| Index. décimale : |
304.6 Population |
| Résumé : |
Il reste à nous demander quels enseignel1l€nts de méthode peuvent
être tirés des expériences de recherche menées dans la vallée du Sénégal
au cours des vingt-cinq dernières années.
On remarque d'abord que les enquêtes statistiques à objectifs multiples, présentées vers 1960 comme "llexemple d'une méthode d'analyse régionale" (1), semblent céder la place aujourd'hui a un faisceau d'investigations
dont certaines continuent d1employer la technique du sondage aléatoire alors
que d'autres sont conçues et réalisées selon des principes différents. Ainsi,
le bilan socio-économique régional concernant le Bassin du Fleuve Sénégal
réalisé par l'OMVS en 1980 associe à des enquêtes statistiques sur le rendement des cultures irriguées de nombreux travaux non statistiques -entre autres ceux de l 'ORSTOM : à la fois inventaire géographique et études à caractère monographique ou spécialisé.
Sans doute voit-on mieux aujourd'hui 1~ différence entre plusieurs
catégories de phénomènes: ceux qui, de par leur \~ractère physique, se prêtent assez bien à des dénombrements facilités par le sondage aléatoire, et
ceux qui proviennent de comportements humains, pour lesquels le complément
fourni par d'autres approches s'avère nécessaire.
On admet aussi que dans un milieu évolutif et différencié, il
peut être indispensable de passer par des enquêtes légères mais exhaustives,
seules capables de dévoiler une diversité dont les enquêtes plus fines devront tenir compte. La cartographie systématique de quelques faits significatifs, par exemple ceux qui concernent la répartition de la population et
l'occupation du sol, semble offrir alors un mode de représentation et d'investigation peu coGteux et une base solide pour des monographies approfondies~
Cette démarche est-elle significative? Quand on pose cette question, il faut se garder de considérer isolément chacune des opérations réalisées. On conclurait inévitablement que toutes sont intéressantes mais que
chacune incorpore des innovations somme toutes mineures. L'approche monographique, par exemple, se caractérise par son ancrage dans la topographie du
parcellaire et par la prise en considération du passé généalogique mais pour
le reste elle paraîtra familière aux personnes qui connaissent la littérature et aux praticiens.
L'originalité des travaux décrits dans cette note vient de ce
qu'ils visent ensemble à étudier les systèmes de production mis en oeuvre
dans la vallée, compte tenu des transformations prévues ou déjà en cours.
Cet objet d'étude est saisi dans sa relation avec un phénomène majeur, décisif, qui est la migration externe. Une opération de cartographie exhaustive fournit au dispositif de monographies et d'enquêtes spécialisées son
armature d'ensemble.
On voit alors se manifester une double articulation spatiale et
temporelle:
1- L1articulation spatiale relie d'abord les échelles de
travail adoptées, les unes petites (du 1/100.000 au 1/1.000.000) pour la
cartographie exhaustive, les autres plus grandes (par exemple le 1/10.000
pour les levés du kolangal) dans les monographies.
Aces différentes échelles correspondent bien entendu des pouvoirs
séparateurs de l'observation très différents. On remarquera que llapproche
exhaustive précède et prépare les monographies (1). Cet ordre parfaitement
logique est le même que celui qui a été suivi dans les recherches multidisciplinaires dirigées par Cl. Raynaut dans la région de Maradi au Niger (2}. |
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