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Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957 |
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Titre de série : Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957 Titre : Note de travail N° 36 Vers Une Méthode Pratique D'analyse Régionale , " Le Cas De La Valle Du Sénégal (1957-1980) Type de document : document électronique Auteurs : Ph. Couty, Auteur ; A. Lericollais, Auteur Mention d'édition : Mai 1982 Editeur : Groupe de Recherche pour l'Amélioration des Méthodes d'Investigation en milieux Informels et Ruraux d Afrique, Asie et Amérique latine Année de publication : 1982 Importance : 130 Pages Format : Langues : Français (fre) Catégories : DÉMOGRAPHIQUE Mots-clés : Vallée du Sénégal Index. décimale : 304.6 Population Résumé : Il reste à nous demander quels enseignel1l€nts de méthode peuvent
être tirés des expériences de recherche menées dans la vallée du Sénégal
au cours des vingt-cinq dernières années.
On remarque d'abord que les enquêtes statistiques à objectifs multiples, présentées vers 1960 comme "llexemple d'une méthode d'analyse régionale" (1), semblent céder la place aujourd'hui a un faisceau d'investigations
dont certaines continuent d1employer la technique du sondage aléatoire alors
que d'autres sont conçues et réalisées selon des principes différents. Ainsi,
le bilan socio-économique régional concernant le Bassin du Fleuve Sénégal
réalisé par l'OMVS en 1980 associe à des enquêtes statistiques sur le rendement des cultures irriguées de nombreux travaux non statistiques -entre autres ceux de l 'ORSTOM : à la fois inventaire géographique et études à caractère monographique ou spécialisé.
Sans doute voit-on mieux aujourd'hui 1~ différence entre plusieurs
catégories de phénomènes: ceux qui, de par leur \~ractère physique, se prêtent assez bien à des dénombrements facilités par le sondage aléatoire, et
ceux qui proviennent de comportements humains, pour lesquels le complément
fourni par d'autres approches s'avère nécessaire.
On admet aussi que dans un milieu évolutif et différencié, il
peut être indispensable de passer par des enquêtes légères mais exhaustives,
seules capables de dévoiler une diversité dont les enquêtes plus fines devront tenir compte. La cartographie systématique de quelques faits significatifs, par exemple ceux qui concernent la répartition de la population et
l'occupation du sol, semble offrir alors un mode de représentation et d'investigation peu coGteux et une base solide pour des monographies approfondies~
Cette démarche est-elle significative? Quand on pose cette question, il faut se garder de considérer isolément chacune des opérations réalisées. On conclurait inévitablement que toutes sont intéressantes mais que
chacune incorpore des innovations somme toutes mineures. L'approche monographique, par exemple, se caractérise par son ancrage dans la topographie du
parcellaire et par la prise en considération du passé généalogique mais pour
le reste elle paraîtra familière aux personnes qui connaissent la littérature et aux praticiens.
L'originalité des travaux décrits dans cette note vient de ce
qu'ils visent ensemble à étudier les systèmes de production mis en oeuvre
dans la vallée, compte tenu des transformations prévues ou déjà en cours.
Cet objet d'étude est saisi dans sa relation avec un phénomène majeur, décisif, qui est la migration externe. Une opération de cartographie exhaustive fournit au dispositif de monographies et d'enquêtes spécialisées son
armature d'ensemble.
On voit alors se manifester une double articulation spatiale et
temporelle:
1- L1articulation spatiale relie d'abord les échelles de
travail adoptées, les unes petites (du 1/100.000 au 1/1.000.000) pour la
cartographie exhaustive, les autres plus grandes (par exemple le 1/10.000
pour les levés du kolangal) dans les monographies.
Aces différentes échelles correspondent bien entendu des pouvoirs
séparateurs de l'observation très différents. On remarquera que llapproche
exhaustive précède et prépare les monographies (1). Cet ordre parfaitement
logique est le même que celui qui a été suivi dans les recherches multidisciplinaires dirigées par Cl. Raynaut dans la région de Maradi au Niger (2}.Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957. Note de travail N° 36 Vers Une Méthode Pratique D'analyse Régionale , " Le Cas De La Valle Du Sénégal (1957-1980) [document électronique] / Ph. Couty, Auteur ; A. Lericollais, Auteur . - Mai 1982 . - Groupe de Recherche pour l'Amélioration des Méthodes d'Investigation en milieux Informels et Ruraux d Afrique, Asie et Amérique latine, 1982 . - 130 Pages ; pdf.
Langues : Français (fre)
Catégories : DÉMOGRAPHIQUE Mots-clés : Vallée du Sénégal Index. décimale : 304.6 Population Résumé : Il reste à nous demander quels enseignel1l€nts de méthode peuvent
être tirés des expériences de recherche menées dans la vallée du Sénégal
au cours des vingt-cinq dernières années.
On remarque d'abord que les enquêtes statistiques à objectifs multiples, présentées vers 1960 comme "llexemple d'une méthode d'analyse régionale" (1), semblent céder la place aujourd'hui a un faisceau d'investigations
dont certaines continuent d1employer la technique du sondage aléatoire alors
que d'autres sont conçues et réalisées selon des principes différents. Ainsi,
le bilan socio-économique régional concernant le Bassin du Fleuve Sénégal
réalisé par l'OMVS en 1980 associe à des enquêtes statistiques sur le rendement des cultures irriguées de nombreux travaux non statistiques -entre autres ceux de l 'ORSTOM : à la fois inventaire géographique et études à caractère monographique ou spécialisé.
Sans doute voit-on mieux aujourd'hui 1~ différence entre plusieurs
catégories de phénomènes: ceux qui, de par leur \~ractère physique, se prêtent assez bien à des dénombrements facilités par le sondage aléatoire, et
ceux qui proviennent de comportements humains, pour lesquels le complément
fourni par d'autres approches s'avère nécessaire.
On admet aussi que dans un milieu évolutif et différencié, il
peut être indispensable de passer par des enquêtes légères mais exhaustives,
seules capables de dévoiler une diversité dont les enquêtes plus fines devront tenir compte. La cartographie systématique de quelques faits significatifs, par exemple ceux qui concernent la répartition de la population et
l'occupation du sol, semble offrir alors un mode de représentation et d'investigation peu coGteux et une base solide pour des monographies approfondies~
Cette démarche est-elle significative? Quand on pose cette question, il faut se garder de considérer isolément chacune des opérations réalisées. On conclurait inévitablement que toutes sont intéressantes mais que
chacune incorpore des innovations somme toutes mineures. L'approche monographique, par exemple, se caractérise par son ancrage dans la topographie du
parcellaire et par la prise en considération du passé généalogique mais pour
le reste elle paraîtra familière aux personnes qui connaissent la littérature et aux praticiens.
L'originalité des travaux décrits dans cette note vient de ce
qu'ils visent ensemble à étudier les systèmes de production mis en oeuvre
dans la vallée, compte tenu des transformations prévues ou déjà en cours.
Cet objet d'étude est saisi dans sa relation avec un phénomène majeur, décisif, qui est la migration externe. Une opération de cartographie exhaustive fournit au dispositif de monographies et d'enquêtes spécialisées son
armature d'ensemble.
On voit alors se manifester une double articulation spatiale et
temporelle:
1- L1articulation spatiale relie d'abord les échelles de
travail adoptées, les unes petites (du 1/100.000 au 1/1.000.000) pour la
cartographie exhaustive, les autres plus grandes (par exemple le 1/10.000
pour les levés du kolangal) dans les monographies.
Aces différentes échelles correspondent bien entendu des pouvoirs
séparateurs de l'observation très différents. On remarquera que llapproche
exhaustive précède et prépare les monographies (1). Cet ordre parfaitement
logique est le même que celui qui a été suivi dans les recherches multidisciplinaires dirigées par Cl. Raynaut dans la région de Maradi au Niger (2}.Exemplaires
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03027.PDFURLEnquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957. La Moyenne Vallée Du Sénégal (Étude socio-économique) / Jean Foyer
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Titre de série : Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957 Titre : La Moyenne Vallée Du Sénégal (Étude socio-économique) Type de document : texte imprimé Auteurs : Jean Foyer, Acteur Mention d'édition : 23 mars 1962 Editeur : Paul Dupont Année de publication : 1962 Importance : 395 pages Format : Langues : Français (fre) Catégories : DÉMOGRAPHIQUE Mots-clés : Les Etats D'Afrique noire Résumé : La stagnation sociale et économique que connaissà it le Fouta-Toro depuis le début
de la colonisation française s'est, semble-t-i1, interrompu aux lendemain de la Deuxième
Guerre Mondiale et les quinze dernières années ont été marquées par des changements
qui sans être très apparents ne permettent pas moins de préfigurer dans une certaine
mesure les années à venir.
C'est ainsi que trois principaux facteurs, agissant d'ailleurs de façon interdépendante semblent pouvoir être mis en évidence comme devant marquer cette évolution.
En premier lieu, la vallée connaît à l'heure actuelle un accroissement démographique
remarquable. Le taux annuel d'!lccroissement variant de 1,1 % pour la population
maure à 2,4 pour la population peule et toucouleur, représente un doublement
de la population respectivement en 70 ans et 35 ans. Cette pression démographique est
probablement dans la vallée, un phénomène qui n'est pas nouveau puisque historiquement la vallée, terre fertile placée entre deux déserts, a attiré de nombreuses populations. Toutefois, dans la situation actuelle, cette pression se pose en termes neufs.
D'une part la pacification a stabilisé les populations présentes dans la vallée au Xlxe
siècle et les problèmes de peuplement et de surpeupleme'nt ne se traitent plus sous
forme de conquêtes, d'exodes, de famines, d'épidémies ou d'extermination. D'autre part,
la « paix française» puis le développement de l'infrastructure socio-médicale et le
éombat contre les endémies ont modifié profondément au cours des dernières decennies
les données démographiques. Dans les conditions actuelles, on ne peut prévoir qu'une
augmentation des taux d'accroissement et donc de cette pression démographiqueEnquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957. La Moyenne Vallée Du Sénégal (Étude socio-économique) [texte imprimé] / Jean Foyer, Acteur . - 23 mars 1962 . - Paul Dupont, 1962 . - 395 pages ; pdf.
Langues : Français (fre)
Catégories : DÉMOGRAPHIQUE Mots-clés : Les Etats D'Afrique noire Résumé : La stagnation sociale et économique que connaissà it le Fouta-Toro depuis le début
de la colonisation française s'est, semble-t-i1, interrompu aux lendemain de la Deuxième
Guerre Mondiale et les quinze dernières années ont été marquées par des changements
qui sans être très apparents ne permettent pas moins de préfigurer dans une certaine
mesure les années à venir.
C'est ainsi que trois principaux facteurs, agissant d'ailleurs de façon interdépendante semblent pouvoir être mis en évidence comme devant marquer cette évolution.
En premier lieu, la vallée connaît à l'heure actuelle un accroissement démographique
remarquable. Le taux annuel d'!lccroissement variant de 1,1 % pour la population
maure à 2,4 pour la population peule et toucouleur, représente un doublement
de la population respectivement en 70 ans et 35 ans. Cette pression démographique est
probablement dans la vallée, un phénomène qui n'est pas nouveau puisque historiquement la vallée, terre fertile placée entre deux déserts, a attiré de nombreuses populations. Toutefois, dans la situation actuelle, cette pression se pose en termes neufs.
D'une part la pacification a stabilisé les populations présentes dans la vallée au Xlxe
siècle et les problèmes de peuplement et de surpeupleme'nt ne se traitent plus sous
forme de conquêtes, d'exodes, de famines, d'épidémies ou d'extermination. D'autre part,
la « paix française» puis le développement de l'infrastructure socio-médicale et le
éombat contre les endémies ont modifié profondément au cours des dernières decennies
les données démographiques. Dans les conditions actuelles, on ne peut prévoir qu'une
augmentation des taux d'accroissement et donc de cette pression démographiqueExemplaires
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38198.pdfURLEnquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957. LA DEMOGRAPHIE DU FOUTA-TORO (TOUCOULEURS ET PEULHS) / CEPED
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Titre de série : Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957 Titre : LA DEMOGRAPHIE DU FOUTA-TORO (TOUCOULEURS ET PEULHS) Type de document : texte imprimé Auteurs : CEPED, Auteur Année de publication : JUILLET 1959 Note générale : Dans les années cinquante, différents projets de mise en valeur de la vallée du Sénégal ont été élaborés, qui se heurtaient tous au manque de connaissances précise sur les populations, leur système agricole et leur mode de vie.
Parmi ces projets, celui du barrage de Dagana, destiné à régulariser les crues du fleuve et à améliorer, en la stabilisant, la production agricole de la vallée, représentait un investissement particulièrement important. Mais, avant d'envisager sa réalisation, il fallait savoir quelle population pouvait mettre en culture les terres rendues régulièrement disponibles par le barrage et quelle serait l'incidence sur le niveau de vie de ces cultivateurs des travaux envisagés.
Pour cela, la Mission d'enquête socio-économique du fleuve Sénégal (MISOES) a été créée en 1957 pour une durée de deux ans dans le but d'établir un inventaire humain et économique de la moyenne vallée du Sénégal.
Cette étude posait des problèmes d'autant plus complexes que les domaines à étudier étaient très divers (démographie, agriculture, budgets de famille, nutrition, santé, habitat) et que le milieu humain y était très hétérogène puisque la population est composée tant de Toucouleurs, Wolofs, Sarakolés et Peuls, sédentaires, que de Maures semi nomades.
L'enquête démographique a été réalisée par 33 agents répartis en 8 équipes. Leur formation a duré 15 jours et a été complétée par la réalisation d'une enquête pilote.
Le questionnaire principal était une fiche collective de concession, chaque ménage apparaissant séparément sur la fiche. Plusieurs autres questionnaires ont été utilisés : questionnaire femmes, questionnaire sur les naissances et décès survenus dans les 12 derniers mols, questionnaire migrations questionnaire sur les causes de décès.
L'enquête démographique a été suivie d'une enquête agricole, d'une étude de la structure foncière, d'une enquête de consommation alimentaire et de budgets de famille et d'une enquête médicale. En outre, divers relevés ont été faits dans des domaines tels que l'habitat, la scolarisation, les temps de travaux, etc.
Comme cette enquête porte sur deux pays, le Sénégal et la Mauritanie, elle est inventoriée avec la même description dans chacun d'eux.
Echantillonnage : L'univers a été stratifié selon plusieurs critères :
- géographiques : amont, aval (de part et d'autre de Kaédi) ; rive droite, rive gauche
- ethniques : Toucouleurs, Ouolofs, Sarakolès, Peuls, Maures
- habitat : urbain, rural.
Le plan de sondage était différent suivant qu'il s'agissait du milieu rural, des centres urbains ou des Maures (population semi-nomade).
1) Pour le milieu rural, des grappes approximativement égales, d'environ 300 habitants, ont d'abord été constituées ; suivant le cas, ces grappes correspondaient à une fraction de gros villages ou à un groupement de plusieurs petits villages, ceux-ci étant choisis aussi voisins que possible sur le terrain. Au nombre de 776, ces grappes définissaient l'unité de sondage ; c'est par tirage aléatoire sans remise d'une unité sur 10 que 77 d'entre elles ont été finalement retenues pour constituer l'échantillon rural.
2) Le milieu urbain était constitué de 5 centres urbains implantés soit sur la rive Sénégalaise (Dagana, Podor, Matam), soit sur la rive Mauritanienne (Bogbe, Kaédi). Chacun d'eux a été enquêté au cinquième.
Dans tous les cas où une fraction seulement d'une agglomération (rurale ou urbaine) était à recenser, le choix a été effectué sur place par tirage systématique équiprobable au sein d'une liste de concessions dressée préalablement par le chef d'équipe.
3) Pour l'enquête auprès de la population maure (qui ne se trouve que sur la rive mauritanienne), on a commencé par interroger les autorités administratives et des notables afin .de .déterminer les subdivisions administratives concernées par l'étude. A partir des cahiers de recensements correspondants, sur lesquels les personnes sont groupées par tente, on a procédé au tirage d'un échantillon de 0,5 pour cent des tentes (tirage en grappe). Une fois ces tentes retrouvées sur le terrain (grâce aux chefs de tribus ou de fractions correspondantes), l'enquêteur était chargé d'étudier les campements dont faisaient partie les tentes tirées (inventaire démographique complet et interrogatoire des femmes de plus de 14 ans sur leur passé génital).
L'enquête démographique n'a ainsi utilisé qu'un seul degré de sondage, mais d'autres enquêtes (agricole, alimentaire, budgétaire) utilisèrent des degrés supplémentaires à partir de l'échantillon d'unités primaires soumises à l'enquête démographique.
La taille de l'échantillon démographique était de 42.000 personnes : 27.000 pour les strates sédentaires (20.000 pour les Toucouleurs, Ouolofs et Sarakolès, 7.000 pour les Peuls), 7.000 pour la strate des 5 centres urbains et 8.000 pour la strate maure.
Langues : Français (fre) Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957. LA DEMOGRAPHIE DU FOUTA-TORO (TOUCOULEURS ET PEULHS) [texte imprimé] / CEPED, Auteur . - JUILLET 1959.
Dans les années cinquante, différents projets de mise en valeur de la vallée du Sénégal ont été élaborés, qui se heurtaient tous au manque de connaissances précise sur les populations, leur système agricole et leur mode de vie.
Parmi ces projets, celui du barrage de Dagana, destiné à régulariser les crues du fleuve et à améliorer, en la stabilisant, la production agricole de la vallée, représentait un investissement particulièrement important. Mais, avant d'envisager sa réalisation, il fallait savoir quelle population pouvait mettre en culture les terres rendues régulièrement disponibles par le barrage et quelle serait l'incidence sur le niveau de vie de ces cultivateurs des travaux envisagés.
Pour cela, la Mission d'enquête socio-économique du fleuve Sénégal (MISOES) a été créée en 1957 pour une durée de deux ans dans le but d'établir un inventaire humain et économique de la moyenne vallée du Sénégal.
Cette étude posait des problèmes d'autant plus complexes que les domaines à étudier étaient très divers (démographie, agriculture, budgets de famille, nutrition, santé, habitat) et que le milieu humain y était très hétérogène puisque la population est composée tant de Toucouleurs, Wolofs, Sarakolés et Peuls, sédentaires, que de Maures semi nomades.
L'enquête démographique a été réalisée par 33 agents répartis en 8 équipes. Leur formation a duré 15 jours et a été complétée par la réalisation d'une enquête pilote.
Le questionnaire principal était une fiche collective de concession, chaque ménage apparaissant séparément sur la fiche. Plusieurs autres questionnaires ont été utilisés : questionnaire femmes, questionnaire sur les naissances et décès survenus dans les 12 derniers mols, questionnaire migrations questionnaire sur les causes de décès.
L'enquête démographique a été suivie d'une enquête agricole, d'une étude de la structure foncière, d'une enquête de consommation alimentaire et de budgets de famille et d'une enquête médicale. En outre, divers relevés ont été faits dans des domaines tels que l'habitat, la scolarisation, les temps de travaux, etc.
Comme cette enquête porte sur deux pays, le Sénégal et la Mauritanie, elle est inventoriée avec la même description dans chacun d'eux.
Echantillonnage : L'univers a été stratifié selon plusieurs critères :
- géographiques : amont, aval (de part et d'autre de Kaédi) ; rive droite, rive gauche
- ethniques : Toucouleurs, Ouolofs, Sarakolès, Peuls, Maures
- habitat : urbain, rural.
Le plan de sondage était différent suivant qu'il s'agissait du milieu rural, des centres urbains ou des Maures (population semi-nomade).
1) Pour le milieu rural, des grappes approximativement égales, d'environ 300 habitants, ont d'abord été constituées ; suivant le cas, ces grappes correspondaient à une fraction de gros villages ou à un groupement de plusieurs petits villages, ceux-ci étant choisis aussi voisins que possible sur le terrain. Au nombre de 776, ces grappes définissaient l'unité de sondage ; c'est par tirage aléatoire sans remise d'une unité sur 10 que 77 d'entre elles ont été finalement retenues pour constituer l'échantillon rural.
2) Le milieu urbain était constitué de 5 centres urbains implantés soit sur la rive Sénégalaise (Dagana, Podor, Matam), soit sur la rive Mauritanienne (Bogbe, Kaédi). Chacun d'eux a été enquêté au cinquième.
Dans tous les cas où une fraction seulement d'une agglomération (rurale ou urbaine) était à recenser, le choix a été effectué sur place par tirage systématique équiprobable au sein d'une liste de concessions dressée préalablement par le chef d'équipe.
3) Pour l'enquête auprès de la population maure (qui ne se trouve que sur la rive mauritanienne), on a commencé par interroger les autorités administratives et des notables afin .de .déterminer les subdivisions administratives concernées par l'étude. A partir des cahiers de recensements correspondants, sur lesquels les personnes sont groupées par tente, on a procédé au tirage d'un échantillon de 0,5 pour cent des tentes (tirage en grappe). Une fois ces tentes retrouvées sur le terrain (grâce aux chefs de tribus ou de fractions correspondantes), l'enquêteur était chargé d'étudier les campements dont faisaient partie les tentes tirées (inventaire démographique complet et interrogatoire des femmes de plus de 14 ans sur leur passé génital).
L'enquête démographique n'a ainsi utilisé qu'un seul degré de sondage, mais d'autres enquêtes (agricole, alimentaire, budgétaire) utilisèrent des degrés supplémentaires à partir de l'échantillon d'unités primaires soumises à l'enquête démographique.
La taille de l'échantillon démographique était de 42.000 personnes : 27.000 pour les strates sédentaires (20.000 pour les Toucouleurs, Ouolofs et Sarakolès, 7.000 pour les Peuls), 7.000 pour la strate des 5 centres urbains et 8.000 pour la strate maure.
Langues : Français (fre)Exemplaires
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sen-1957-1958-aed-mvs-o2_demographie_fouta_toro.pdfURLEnquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957. QUELQUES DONNEES QUANTITATIVES SUR LES POPULATIONS MAURES DU CHEMAMA
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Titre de série : Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957 Titre : QUELQUES DONNEES QUANTITATIVES SUR LES POPULATIONS MAURES DU CHEMAMA Type de document : texte imprimé Année de publication : AVRIL 1959 Importance : 65 pages Format : Note générale : Dans les années cinquante, différents projets de mise en valeur de la vallée du Sénégal ont été élaborés, qui se heurtaient tous au manque de connaissances précise sur les populations, leur système agricole et leur mode de vie.
Parmi ces projets, celui du barrage de Dagana, destiné à régulariser les crues du fleuve et à améliorer, en la stabilisant, la production agricole de la vallée, représentait un investissement particulièrement important. Mais, avant d'envisager sa réalisation, il fallait savoir quelle population pouvait mettre en culture les terres rendues régulièrement disponibles par le barrage et quelle serait l'incidence sur le niveau de vie de ces cultivateurs des travaux envisagés.
Pour cela, la Mission d'enquête socio-économique du fleuve Sénégal (MISOES) a été créée en 1957 pour une durée de deux ans dans le but d'établir un inventaire humain et économique de la moyenne vallée du Sénégal.
Cette étude posait des problèmes d'autant plus complexes que les domaines à étudier étaient très divers (démographie, agriculture, budgets de famille, nutrition, santé, habitat) et que le milieu humain y était très hétérogène puisque la population est composée tant de Toucouleurs, Wolofs, Sarakolés et Peuls, sédentaires, que de Maures semi nomades.
L'enquête démographique a été réalisée par 33 agents répartis en 8 équipes. Leur formation a duré 15 jours et a été complétée par la réalisation d'une enquête pilote.
Le questionnaire principal était une fiche collective de concession, chaque ménage apparaissant séparément sur la fiche. Plusieurs autres questionnaires ont été utilisés : questionnaire femmes, questionnaire sur les naissances et décès survenus dans les 12 derniers mols, questionnaire migrations questionnaire sur les causes de décès.
L'enquête démographique a été suivie d'une enquête agricole, d'une étude de la structure foncière, d'une enquête de consommation alimentaire et de budgets de famille et d'une enquête médicale. En outre, divers relevés ont été faits dans des domaines tels que l'habitat, la scolarisation, les temps de travaux, etc.
Comme cette enquête porte sur deux pays, le Sénégal et la Mauritanie, elle est inventoriée avec la même description dans chacun d'eux.
Echantillonnage : L'univers a été stratifié selon plusieurs critères :
- géographiques : amont, aval (de part et d'autre de Kaédi) ; rive droite, rive gauche
- ethniques : Toucouleurs, Ouolofs, Sarakolès, Peuls, Maures
- habitat : urbain, rural.
Le plan de sondage était différent suivant qu'il s'agissait du milieu rural, des centres urbains ou des Maures (population semi-nomade).
1) Pour le milieu rural, des grappes approximativement égales, d'environ 300 habitants, ont d'abord été constituées ; suivant le cas, ces grappes correspondaient à une fraction de gros villages ou à un groupement de plusieurs petits villages, ceux-ci étant choisis aussi voisins que possible sur le terrain. Au nombre de 776, ces grappes définissaient l'unité de sondage ; c'est par tirage aléatoire sans remise d'une unité sur 10 que 77 d'entre elles ont été finalement retenues pour constituer l'échantillon rural.
2) Le milieu urbain était constitué de 5 centres urbains implantés soit sur la rive Sénégalaise (Dagana, Podor, Matam), soit sur la rive Mauritanienne (Bogbe, Kaédi). Chacun d'eux a été enquêté au cinquième.
Dans tous les cas où une fraction seulement d'une agglomération (rurale ou urbaine) était à recenser, le choix a été effectué sur place par tirage systématique équiprobable au sein d'une liste de concessions dressée préalablement par le chef d'équipe.
3) Pour l'enquête auprès de la population maure (qui ne se trouve que sur la rive mauritanienne), on a commencé par interroger les autorités administratives et des notables afin .de .déterminer les subdivisions administratives concernées par l'étude. A partir des cahiers de recensements correspondants, sur lesquels les personnes sont groupées par tente, on a procédé au tirage d'un échantillon de 0,5 pour cent des tentes (tirage en grappe). Une fois ces tentes retrouvées sur le terrain (grâce aux chefs de tribus ou de fractions correspondantes), l'enquêteur était chargé d'étudier les campements dont faisaient partie les tentes tirées (inventaire démographique complet et interrogatoire des femmes de plus de 14 ans sur leur passé génital).
L'enquête démographique n'a ainsi utilisé qu'un seul degré de sondage, mais d'autres enquêtes (agricole, alimentaire, budgétaire) utilisèrent des degrés supplémentaires à partir de l'échantillon d'unités primaires soumises à l'enquête démographique.
La taille de l'échantillon démographique était de 42.000 personnes : 27.000 pour les strates sédentaires (20.000 pour les Toucouleurs, Ouolofs et Sarakolès, 7.000 pour les Peuls), 7.000 pour la strate des 5 centres urbains et 8.000 pour la strate maure.
Langues : Français (fre) Résumé : Peut-on résumer cette brève étude sur les Maures du
Chemama et avancer quelques hypothèses sur l'évolution de leur
économie.
Un premier point qui a été mis en évidence par les relevés de la MI.SC ES est 11 importance de la population Maure vivant
plus ou mains directement en dépendance du Fleuve, Dans l'ensemble
de la régiai étudiée, 50. 000 Maures cultivent en saison sèche les
terres inondées du Cualo, Sénégal et Gorgd.
En fait de par les envois de mil vers ! 'intérieur, les
paturages et les ressources en eau qu'elle rept"ésente, la vallée du
Sénégal intéresse près de 150. 000 Mauritaniens soit environ 25 %
de 11 ensemble de la population de la Mauritanie, compte tenu des
Maures proprement dits et des populaticns sédentaires de la vallée
(Toucouleurs et 3arakolés de la rive droite)
C'est de par leur place dans la structure sociale traditionnelle Maure que les serviteurs et affranchis vivant le long de la
vallée du Sénégal sont cultivateurs• p:>urtant ils ne vivent pas exclusivement de cette agriculture peu düférenciée à base de mil, de
niébés et de quelques autres légumes. Grâce à un milieu particulièrement propice et aussi peut être, à l'ambiance favorable due à l'extension de l'élevage auprès des classes sup!rieures de la ~oclété
Maure (Guerriers et Marabouts) ils sont aussi éleveurs. Possédant
pour la plupart quelques bêtes qui leur fournissent }Br le lait le complément protidique indispensable à l 1équilibre de leur ration alimentaire, ils ont moins à craindre les aléas climatiques, les dépr~dations
des fauves, des oiseaux et des sauterelles, que les poptlations entièrement tournées soit vers 11
agric1.tltnre soit au contraire vers l'élevage.
Toutefois, cette situation , si elle présente des avantages du point de
vue de l'économie de subsistance, peut être défavorable du point de vue
de l'éccnomie monétaire. C1est ainsi par exemple que, par rap}X>rt Ã
des éleveurs purs( Peulhs ou Maures)qui par une exploitation rationnelle de leurs trou~aux et la vente des bêtes dans les centres ur'Lains
du Sénégal peuvent s'assurer un niveau de revenu monétaire convenaEnquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957. QUELQUES DONNEES QUANTITATIVES SUR LES POPULATIONS MAURES DU CHEMAMA [texte imprimé] . - AVRIL 1959 . - 65 pages ; PDF.
Dans les années cinquante, différents projets de mise en valeur de la vallée du Sénégal ont été élaborés, qui se heurtaient tous au manque de connaissances précise sur les populations, leur système agricole et leur mode de vie.
Parmi ces projets, celui du barrage de Dagana, destiné à régulariser les crues du fleuve et à améliorer, en la stabilisant, la production agricole de la vallée, représentait un investissement particulièrement important. Mais, avant d'envisager sa réalisation, il fallait savoir quelle population pouvait mettre en culture les terres rendues régulièrement disponibles par le barrage et quelle serait l'incidence sur le niveau de vie de ces cultivateurs des travaux envisagés.
Pour cela, la Mission d'enquête socio-économique du fleuve Sénégal (MISOES) a été créée en 1957 pour une durée de deux ans dans le but d'établir un inventaire humain et économique de la moyenne vallée du Sénégal.
Cette étude posait des problèmes d'autant plus complexes que les domaines à étudier étaient très divers (démographie, agriculture, budgets de famille, nutrition, santé, habitat) et que le milieu humain y était très hétérogène puisque la population est composée tant de Toucouleurs, Wolofs, Sarakolés et Peuls, sédentaires, que de Maures semi nomades.
L'enquête démographique a été réalisée par 33 agents répartis en 8 équipes. Leur formation a duré 15 jours et a été complétée par la réalisation d'une enquête pilote.
Le questionnaire principal était une fiche collective de concession, chaque ménage apparaissant séparément sur la fiche. Plusieurs autres questionnaires ont été utilisés : questionnaire femmes, questionnaire sur les naissances et décès survenus dans les 12 derniers mols, questionnaire migrations questionnaire sur les causes de décès.
L'enquête démographique a été suivie d'une enquête agricole, d'une étude de la structure foncière, d'une enquête de consommation alimentaire et de budgets de famille et d'une enquête médicale. En outre, divers relevés ont été faits dans des domaines tels que l'habitat, la scolarisation, les temps de travaux, etc.
Comme cette enquête porte sur deux pays, le Sénégal et la Mauritanie, elle est inventoriée avec la même description dans chacun d'eux.
Echantillonnage : L'univers a été stratifié selon plusieurs critères :
- géographiques : amont, aval (de part et d'autre de Kaédi) ; rive droite, rive gauche
- ethniques : Toucouleurs, Ouolofs, Sarakolès, Peuls, Maures
- habitat : urbain, rural.
Le plan de sondage était différent suivant qu'il s'agissait du milieu rural, des centres urbains ou des Maures (population semi-nomade).
1) Pour le milieu rural, des grappes approximativement égales, d'environ 300 habitants, ont d'abord été constituées ; suivant le cas, ces grappes correspondaient à une fraction de gros villages ou à un groupement de plusieurs petits villages, ceux-ci étant choisis aussi voisins que possible sur le terrain. Au nombre de 776, ces grappes définissaient l'unité de sondage ; c'est par tirage aléatoire sans remise d'une unité sur 10 que 77 d'entre elles ont été finalement retenues pour constituer l'échantillon rural.
2) Le milieu urbain était constitué de 5 centres urbains implantés soit sur la rive Sénégalaise (Dagana, Podor, Matam), soit sur la rive Mauritanienne (Bogbe, Kaédi). Chacun d'eux a été enquêté au cinquième.
Dans tous les cas où une fraction seulement d'une agglomération (rurale ou urbaine) était à recenser, le choix a été effectué sur place par tirage systématique équiprobable au sein d'une liste de concessions dressée préalablement par le chef d'équipe.
3) Pour l'enquête auprès de la population maure (qui ne se trouve que sur la rive mauritanienne), on a commencé par interroger les autorités administratives et des notables afin .de .déterminer les subdivisions administratives concernées par l'étude. A partir des cahiers de recensements correspondants, sur lesquels les personnes sont groupées par tente, on a procédé au tirage d'un échantillon de 0,5 pour cent des tentes (tirage en grappe). Une fois ces tentes retrouvées sur le terrain (grâce aux chefs de tribus ou de fractions correspondantes), l'enquêteur était chargé d'étudier les campements dont faisaient partie les tentes tirées (inventaire démographique complet et interrogatoire des femmes de plus de 14 ans sur leur passé génital).
L'enquête démographique n'a ainsi utilisé qu'un seul degré de sondage, mais d'autres enquêtes (agricole, alimentaire, budgétaire) utilisèrent des degrés supplémentaires à partir de l'échantillon d'unités primaires soumises à l'enquête démographique.
La taille de l'échantillon démographique était de 42.000 personnes : 27.000 pour les strates sédentaires (20.000 pour les Toucouleurs, Ouolofs et Sarakolès, 7.000 pour les Peuls), 7.000 pour la strate des 5 centres urbains et 8.000 pour la strate maure.
Langues : Français (fre)
Résumé : Peut-on résumer cette brève étude sur les Maures du
Chemama et avancer quelques hypothèses sur l'évolution de leur
économie.
Un premier point qui a été mis en évidence par les relevés de la MI.SC ES est 11 importance de la population Maure vivant
plus ou mains directement en dépendance du Fleuve, Dans l'ensemble
de la régiai étudiée, 50. 000 Maures cultivent en saison sèche les
terres inondées du Cualo, Sénégal et Gorgd.
En fait de par les envois de mil vers ! 'intérieur, les
paturages et les ressources en eau qu'elle rept"ésente, la vallée du
Sénégal intéresse près de 150. 000 Mauritaniens soit environ 25 %
de 11 ensemble de la population de la Mauritanie, compte tenu des
Maures proprement dits et des populaticns sédentaires de la vallée
(Toucouleurs et 3arakolés de la rive droite)
C'est de par leur place dans la structure sociale traditionnelle Maure que les serviteurs et affranchis vivant le long de la
vallée du Sénégal sont cultivateurs• p:>urtant ils ne vivent pas exclusivement de cette agriculture peu düférenciée à base de mil, de
niébés et de quelques autres légumes. Grâce à un milieu particulièrement propice et aussi peut être, à l'ambiance favorable due à l'extension de l'élevage auprès des classes sup!rieures de la ~oclété
Maure (Guerriers et Marabouts) ils sont aussi éleveurs. Possédant
pour la plupart quelques bêtes qui leur fournissent }Br le lait le complément protidique indispensable à l 1équilibre de leur ration alimentaire, ils ont moins à craindre les aléas climatiques, les dépr~dations
des fauves, des oiseaux et des sauterelles, que les poptlations entièrement tournées soit vers 11
agric1.tltnre soit au contraire vers l'élevage.
Toutefois, cette situation , si elle présente des avantages du point de
vue de l'économie de subsistance, peut être défavorable du point de vue
de l'éccnomie monétaire. C1est ainsi par exemple que, par rap}X>rt Ã
des éleveurs purs( Peulhs ou Maures)qui par une exploitation rationnelle de leurs trou~aux et la vente des bêtes dans les centres ur'Lains
du Sénégal peuvent s'assurer un niveau de revenu monétaire convenaExemplaires
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité aucun exemplaire Documents numériques
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sen-1957-1958-aed-mvs-o3_maure-chemama.pdfURLEnquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957. Chiffrement Grille de Migrations
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Titre de série : Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957 Titre : Chiffrement Grille de Migrations Type de document : texte imprimé Importance : 4 pages Format : Langues : Français (fre) Résumé : : Dans les années cinquante, différents projets de mise en valeur de la vallée du Sénégal ont été élaborés, qui se heurtaient tous au manque de connaissances précise sur les populations, leur système agricole et leur mode de vie.
Parmi ces projets, celui du barrage de Dagana, destiné à régulariser les crues du fleuve et à améliorer, en la stabilisant, la production agricole de la vallée, représentait un investissement particulièrement important. Mais, avant d'envisager sa réalisation, il fallait savoir quelle population pouvait mettre en culture les terres rendues régulièrement disponibles par le barrage et quelle serait l'incidence sur le niveau de vie de ces cultivateurs des travaux envisagés.
Pour cela, la Mission d'enquête socio-économique du fleuve Sénégal (MISOES) a été créée en 1957 pour une durée de deux ans dans le but d'établir un inventaire humain et économique de la moyenne vallée du Sénégal.
Cette étude posait des problèmes d'autant plus complexes que les domaines à étudier étaient très divers (démographie, agriculture, budgets de famille, nutrition, santé, habitat) et que le milieu humain y était très hétérogène puisque la population est composée tant de Toucouleurs, Wolofs, Sarakolés et Peuls, sédentaires, que de Maures semi nomades.
L'enquête démographique a été réalisée par 33 agents répartis en 8 équipes. Leur formation a duré 15 jours et a été complétée par la réalisation d'une enquête pilote.
Le questionnaire principal était une fiche collective de concession, chaque ménage apparaissant séparément sur la fiche. Plusieurs autres questionnaires ont été utilisés : questionnaire femmes, questionnaire sur les naissances et décès survenus dans les 12 derniers mols, questionnaire migrations questionnaire sur les causes de décès.
L'enquête démographique a été suivie d'une enquête agricole, d'une étude de la structure foncière, d'une enquête de consommation alimentaire et de budgets de famille et d'une enquête médicale. En outre, divers relevés ont été faits dans des domaines tels que l'habitat, la scolarisation, les temps de travaux, etc.
Comme cette enquête porte sur deux pays, le Sénégal et la Mauritanie, elle est inventoriée avec la même description dans chacun d'eux.
Enquête dans la moyenne vallée du Sénégal - Mauritanie-Sénégal 1957. Chiffrement Grille de Migrations [texte imprimé] . - [s.d.] . - 4 pages ; PDF.
Langues : Français (fre)
Résumé : : Dans les années cinquante, différents projets de mise en valeur de la vallée du Sénégal ont été élaborés, qui se heurtaient tous au manque de connaissances précise sur les populations, leur système agricole et leur mode de vie.
Parmi ces projets, celui du barrage de Dagana, destiné à régulariser les crues du fleuve et à améliorer, en la stabilisant, la production agricole de la vallée, représentait un investissement particulièrement important. Mais, avant d'envisager sa réalisation, il fallait savoir quelle population pouvait mettre en culture les terres rendues régulièrement disponibles par le barrage et quelle serait l'incidence sur le niveau de vie de ces cultivateurs des travaux envisagés.
Pour cela, la Mission d'enquête socio-économique du fleuve Sénégal (MISOES) a été créée en 1957 pour une durée de deux ans dans le but d'établir un inventaire humain et économique de la moyenne vallée du Sénégal.
Cette étude posait des problèmes d'autant plus complexes que les domaines à étudier étaient très divers (démographie, agriculture, budgets de famille, nutrition, santé, habitat) et que le milieu humain y était très hétérogène puisque la population est composée tant de Toucouleurs, Wolofs, Sarakolés et Peuls, sédentaires, que de Maures semi nomades.
L'enquête démographique a été réalisée par 33 agents répartis en 8 équipes. Leur formation a duré 15 jours et a été complétée par la réalisation d'une enquête pilote.
Le questionnaire principal était une fiche collective de concession, chaque ménage apparaissant séparément sur la fiche. Plusieurs autres questionnaires ont été utilisés : questionnaire femmes, questionnaire sur les naissances et décès survenus dans les 12 derniers mols, questionnaire migrations questionnaire sur les causes de décès.
L'enquête démographique a été suivie d'une enquête agricole, d'une étude de la structure foncière, d'une enquête de consommation alimentaire et de budgets de famille et d'une enquête médicale. En outre, divers relevés ont été faits dans des domaines tels que l'habitat, la scolarisation, les temps de travaux, etc.
Comme cette enquête porte sur deux pays, le Sénégal et la Mauritanie, elle est inventoriée avec la même description dans chacun d'eux.
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