| Titre : |
Profil de la pauvreté en Mauritanie 2004: Décembre 2006 |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Ministère des affaires économiques et du développement, Auteur |
| Mention d'édition : |
Décembre 2006 |
| Année de publication : |
2006 |
| Importance : |
50 Page |
| Format : |
A4 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
ENQUÊTES SOCIO-ÉCONOMIQUES:PAUVRETE ET CONDITIONS DE VIE:PROFIL DE LA PAUVRETE EN MAURITANIE
|
| Index. décimale : |
362.5 PAUVRETE |
| Résumé : |
L’Enquête Permanente sur les Conditions de Vie des ménages (EPCV) constitue l’une des principales
sources de données sur lesquelles repose le suivi, l’évaluation et la mise à jour du CSLP. La présente édition
de cette enquête a été réalisée selon la méthodologie dite QUIBB (Questionnaire unifié sur les indicateurs de
base de bien-être) assortie d’un volet relatif aux dépenses des ménages. Elle a porté sur un échantillon de
9.384 ménages. Sa conception et le suivi de sa mise en œuvre ont bénéficié d’une assistance technique
d’experts nationaux mis à disposition par les départements membres du Comité de Pilotage des enquêtes
socioéconomiques et d’experts internationaux mis à disposition par la Banque Mondiale.
Le présent rapport est un profil de pauvreté portant sur les indices de pauvreté et d’inégalité ainsi que les
indicateurs sociaux de base. Ces résultats sont estimés sur la base de données de l’Enquête Permanente sur
les Conditions de Vie des ménages (EPCV-2004).
Pauvreté monétaire
L’incidence de pauvreté monétaire a reculé globalement de 4,3 points sur la période 2000-2004, passant de
51% à 46,7% ; soit une baisse d’un environ 1 point par an. Ce recul est accompagné par une baisse plus
accentuée des indicateurs d’écarts : la profondeur (-20,7%) et la sévérité (-28,2%). Des disparités
importantes sont observées par milieu et wilaya de résidence.
La situation de la pauvreté a connu une amélioration significative en milieu rural alors qu’elle s’est
légèrement détériorée en milieu urbain. En dépit de cette évolution positive, la pauvreté reste toujours un
phénomène rural ; 59% des ruraux vivent en dessous du seuil de pauvreté contre 28,9% des urbains. En
milieu rural, la pauvreté a diminué d’environ 11 points dans la zone du fleuve et seulement de 2,5 points
dans la zone aride.
L’analyse de l’évolution de la pauvreté par wilaya fait ressortir deux groupes : un premier groupe dont la
pauvreté a pu être contrecarrée regroupant les wilaya d’Assaba, de Guidimagha, du Hodh El Gharbi, Gorgol,
du Trarza et de Nouakchott. L’incidence de la pauvreté a enregistré des baisses allant de 11% pour le Gorgol
à 26% pour l’Assaba, d’environ 6 points au Trarza et 3 points à Nouakchott. Un deuxième groupe composé
de sept wilaya à l’occurrence Hodh El Chargui, Tagant, Inchiri, D. Nouadhibou, Adrar, Tiris Zemmour et
Brakna où l’incidence a grimpé de 18 points pour les trois premiers, 15 points à Nouadhibou et 13 points
dans l’Adrar et le Tiris Zemmour.
L’inégalité mesurée par l’indice de Gini a progressé légèrement entre 2000 et 2004 passant de 39% à 39,3%,
résultat imputé notamment au milieu urbain (+8%). Cependant, la structure de la dépense globale indique
une amélioration légère de la part de la richesse détenue par la sphère des plus pauvres.
Indicateurs sociaux
Les résultats de l’EPCV-2004 montrent des progrès dans les secteurs sociaux (éducation, alphabétisation,
santé et nutrition) et dans le domaine des services essentiels (logement, eau potable, assainissement et
l’énergie). Ces évolutions cachent, cependant, des disparités, parfois très prononcées, selon le genre, le
milieu et la wilaya de résidence.
Dans le domaine de l’éducation, le taux brut de scolarisation (TBS) dans l’enseignement fondamental est de
76,6%, soit une amélioration de 5 points par rapport à l’année 2000 (71,6%). Le TBS au niveau de
l’enseignement secondaire est de 29,6% contre 23% en 2000. Cet indicateur affiche une forte corrélation
avec le degré de pauvreté ; les enfants des ménages les plus pauvres sont pratiquement deux fois moins
scolarisés que ceux des ménages les plus nantis (le TBS des premiers est de 56,3% contre 97,8% pour les
seconds). |
Profil de la pauvreté en Mauritanie 2004: Décembre 2006 [texte imprimé] / Ministère des affaires économiques et du développement, Auteur . - Décembre 2006 . - 2006 . - 50 Page ; A4. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
ENQUÊTES SOCIO-ÉCONOMIQUES:PAUVRETE ET CONDITIONS DE VIE:PROFIL DE LA PAUVRETE EN MAURITANIE
|
| Index. décimale : |
362.5 PAUVRETE |
| Résumé : |
L’Enquête Permanente sur les Conditions de Vie des ménages (EPCV) constitue l’une des principales
sources de données sur lesquelles repose le suivi, l’évaluation et la mise à jour du CSLP. La présente édition
de cette enquête a été réalisée selon la méthodologie dite QUIBB (Questionnaire unifié sur les indicateurs de
base de bien-être) assortie d’un volet relatif aux dépenses des ménages. Elle a porté sur un échantillon de
9.384 ménages. Sa conception et le suivi de sa mise en œuvre ont bénéficié d’une assistance technique
d’experts nationaux mis à disposition par les départements membres du Comité de Pilotage des enquêtes
socioéconomiques et d’experts internationaux mis à disposition par la Banque Mondiale.
Le présent rapport est un profil de pauvreté portant sur les indices de pauvreté et d’inégalité ainsi que les
indicateurs sociaux de base. Ces résultats sont estimés sur la base de données de l’Enquête Permanente sur
les Conditions de Vie des ménages (EPCV-2004).
Pauvreté monétaire
L’incidence de pauvreté monétaire a reculé globalement de 4,3 points sur la période 2000-2004, passant de
51% à 46,7% ; soit une baisse d’un environ 1 point par an. Ce recul est accompagné par une baisse plus
accentuée des indicateurs d’écarts : la profondeur (-20,7%) et la sévérité (-28,2%). Des disparités
importantes sont observées par milieu et wilaya de résidence.
La situation de la pauvreté a connu une amélioration significative en milieu rural alors qu’elle s’est
légèrement détériorée en milieu urbain. En dépit de cette évolution positive, la pauvreté reste toujours un
phénomène rural ; 59% des ruraux vivent en dessous du seuil de pauvreté contre 28,9% des urbains. En
milieu rural, la pauvreté a diminué d’environ 11 points dans la zone du fleuve et seulement de 2,5 points
dans la zone aride.
L’analyse de l’évolution de la pauvreté par wilaya fait ressortir deux groupes : un premier groupe dont la
pauvreté a pu être contrecarrée regroupant les wilaya d’Assaba, de Guidimagha, du Hodh El Gharbi, Gorgol,
du Trarza et de Nouakchott. L’incidence de la pauvreté a enregistré des baisses allant de 11% pour le Gorgol
à 26% pour l’Assaba, d’environ 6 points au Trarza et 3 points à Nouakchott. Un deuxième groupe composé
de sept wilaya à l’occurrence Hodh El Chargui, Tagant, Inchiri, D. Nouadhibou, Adrar, Tiris Zemmour et
Brakna où l’incidence a grimpé de 18 points pour les trois premiers, 15 points à Nouadhibou et 13 points
dans l’Adrar et le Tiris Zemmour.
L’inégalité mesurée par l’indice de Gini a progressé légèrement entre 2000 et 2004 passant de 39% à 39,3%,
résultat imputé notamment au milieu urbain (+8%). Cependant, la structure de la dépense globale indique
une amélioration légère de la part de la richesse détenue par la sphère des plus pauvres.
Indicateurs sociaux
Les résultats de l’EPCV-2004 montrent des progrès dans les secteurs sociaux (éducation, alphabétisation,
santé et nutrition) et dans le domaine des services essentiels (logement, eau potable, assainissement et
l’énergie). Ces évolutions cachent, cependant, des disparités, parfois très prononcées, selon le genre, le
milieu et la wilaya de résidence.
Dans le domaine de l’éducation, le taux brut de scolarisation (TBS) dans l’enseignement fondamental est de
76,6%, soit une amélioration de 5 points par rapport à l’année 2000 (71,6%). Le TBS au niveau de
l’enseignement secondaire est de 29,6% contre 23% en 2000. Cet indicateur affiche une forte corrélation
avec le degré de pauvreté ; les enfants des ménages les plus pauvres sont pratiquement deux fois moins
scolarisés que ceux des ménages les plus nantis (le TBS des premiers est de 56,3% contre 97,8% pour les
seconds). |
|